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L’avenir est électrique

Les phénomènes météorologiques extrêmes qui semblent se produire avec une régularité alarmante et le lourd tribut qu’ils infligent au capital physique et humain ont propulsé le changement climatique au premier plan du discours politique. Les gouvernements ont mis en place de toute urgence des politiques vertes afin de parvenir à « zéro émission » de carbone dès 2050.

En effet, la décarbonisation est l’ordre du jour des prochaines décennies. Il est essentiel de débarrasser l’économie mondiale d’une dépendance débilitante au carbone pour éviter une catastrophe climatique totale. La bonne nouvelle est qu’il existe des alternatives énergétiques viables. Dans un avenir « zéro émission », les technologies d’énergie renouvelable comme le solaire et l’éolien seront essentielles pour la production d’électricité, tandis que l’électricité sans carbone deviendra probablement le principal vecteur énergétique de choix.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit que l’électricité représentera environ 50 % de la consommation finale d’énergie en 2050, contre un maigre 20 % en 2020. Parallèlement, l’agence prévoit également que l’économie mondiale s’éloignera nettement des combustibles fossiles d’ici 2050, les énergies renouvelables représentant près de 90 % de la production d’électricité.

Hé, le grand dépensier

Les gouvernements du monde entier ont déjà fait avancer, avec plus ou moins de succès, l’électrification des systèmes de transport public, en encourageant l’adoption de véhicules électriques (VE) et en modernisant les réseaux électriques. Toutefois, les dépenses publiques ne suffiront peut-être pas à elles seules à atteindre des résultats du « zéro émission » d’ici 2050.

Après tout, le passage au vert n’est pas bon marché et l’AIE prévoit que les dépenses consacrées aux systèmes électriques (production, stockage et distribution de l’électricité, et recharge publique des véhicules électriques) devraient presque tripler d’ici à 2030 pour que le monde soit en mesure de parvenir à « zéro émission » de carbone en 2050.

Ces dépenses impliquent de lourds investissements dans un réseau plus complet de bornes de recharge pour véhicules électriques et dans la modernisation des réseaux de transmission et de distribution d’électricité, afin de les rendre plus flexibles pour faire face à la part croissante des énergies renouvelables telles que l’éolien et le solaire dans la production d’électricité. À leur tour, les sociétés de production d’électricité devront augmenter leurs capacités éoliennes et solaires en modernisant les infrastructures existantes ou en en construisant de nouvelles.

En outre, l’adoption à grande échelle de biens économes en carbone par les utilisateurs finaux peut faire naître de nouvelles sources de demande d’infrastructures de soutien, qui peuvent elles-mêmes déclencher un cycle vertueux d’investissements nécessaires. Prenons l’exemple des VE. À mesure que la pénétration des VE sur le marché s’améliorera grâce à une meilleure sensibilisation, à de meilleures incitations à la substitution et à des réseaux de recharge plus accessibles, la demande d’électricité augmentera également. Cela nécessite de nouvelles dépenses pour développer les énergies renouvelables, les réseaux de transmission et les capacités de stockage afin de suivre l’augmentation de la demande d’électricité et de garantir que les services essentiels ne soient pas interrompus malgré une utilisation accrue. Une meilleure infrastructure de soutien rend l’utilisation des VE plus pratique, ce qui encourage l’adoption et la demande. À son tour, cette situation pourrait entraîner une augmentation des dépenses d’infrastructure pour soutenir l’augmentation de l’adoption.

Comme le montre le graphique ci-dessous, l’électrification est une entreprise de grande envergure, que les gouvernements ne peuvent pas assumer seuls. L’urgence de parvenir à « zéro émission » le plus tôt possible se traduit également par une accélération des dépenses au cours de la prochaine décennie.

Vous devez dépenser de l’argent pour en gagner

Le secteur privé peut, à ce niveau, contribuer à alléger les pressions sur les finances publiques. Les sociétés d’infrastructure telles que les services publics d’électricité et les routes à péage joueront un rôle central dans la mobilisation des capitaux privés pour investir dans un avenir plus vert. Les gouvernements travailleront probablement en partenariat avec ces entreprises pour réaliser divers projets d’infrastructure verte, qu’il s’agisse de moderniser les réseaux électriques, de construire et/ou d’étendre les lignes de transport d’électricité ou de développer les réseaux de recharge des véhicules électriques.

Ces sociétés d’infrastructure ont généralement des contrats à long terme avec les gouvernements qui définissent un taux de rendement autorisé sur leurs actifs. Les dépenses consacrées à la modernisation des infrastructures et/ou à la construction de nouvelles infrastructures permettront d’élargir ces bases d’actifs et, ce faisant, de stimuler les bénéfices, les flux de trésorerie et les dividendes.

La tendance des politiques publiques s’orientant de plus en plus vers la décarbonisation, les projets d’infrastructures vertes seront nombreux et leur ampleur considérable. Il s’agira d’un vent favorable pour les sociétés d’infrastructure qui sont bien placées pour entreprendre ces projets de changement de génération et donc pour élargir leur base d’actifs.

Étant donné que nous n’en sommes qu’aux premiers stades d’une évolution de plusieurs décennies vers une économie mondiale « zéro émission », le potentiel de croissance est long et intéressant. À l’heure actuelle, des initiatives majeures de décarbonisation sont déjà discutées et débattues dans les plus grandes économies du monde, ouvrant la voie à un déluge potentiel de projets de dépenses d’infrastructure.

Des choix pour la réussite

Mais comme dans la plupart des secteurs, certaines entreprises sont mieux placées que d’autres pour profiter de l’accélération des investissements visant à décarboniser les infrastructures mondiales. Dans ce cas, la sélection des titres est importante et la gestion active sera essentielle pour distinguer les gagnants à long terme des perdants.



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