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Les sociétés à petite et à micro capitalisation demeurent en tête de peloton au deuxième trimestre

Au deuxième trimestre haussier de 2026, les actions des sociétés à petite et à micro capitalisation ont continué de dominer les marchés boursiers américains, dans une période marquée par la vigueur des actions de toutes tailles et de tous styles. La résilience face à des signaux contradictoires a une nouvelle fois été le thème principal, alors que les tensions géopolitiques persistent, l’inflation se maintient et les prix de l’énergie demeurent volatils, selon l’évolution quotidienne du conflit avec l’Iran. Côté bonnes nouvelles, l’économie demeurait solide. Les consommateurs continuaient de dépenser, même s’ils déclaraient avoir moins confiance dans la croissance économique, tandis que le développement de l’IA poursuivait son essor (non sans susciter ses propres controverses, notamment en raison de l’énorme quantité d’énergie requise pour alimenter les centres de données).

Dans ce contexte, les actions américaines ont fortement rebondi après les rendements faibles ou négatifs enregistrés au premier trimestre de 2026. Au deuxième trimestre, l’indice Russell 2000 a progressé de 21,5 %, et l’indice Russell Microcap a enregistré une hausse de 25,6 %, comparativement à des gains respectifs de 15,1 % et 10,7 % pour l’indice des grandes capitalisations Russell 1000 et l’indice des mégacapitalisations Russell Top 50. L’indice Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, a enregistré une hausse de 21,6 % pour la même période.

Au cours du trimestre haussier, les petites capitalisations et les microcapitalisations sont demeurées en tête

Rendement des indices Russell au 2e trimestre 2026

Source: Russell Investments. Les rendements passés ne sont pas garants des rendements futurs.

Le leadership des petites et micro-capitalisations s’est également manifesté sur des périodes à plus long terme. Pour la période allant du début de l’année au 30 juin 2026, le Russell 2000 a progressé de 22,6 %, tandis que le Russell Microcap a augmenté de 27,5 %, comparativement à un gain de 10,3 % pour le Russell 1000 et de 2,0 % pour le Russell Top 50. Pour la période de douze mois terminée le 30 juin 2026, l’indice Russell 2000 a affiché une hausse de 40,8 %, l’indice Russell Microcap a progressé de 58,5 %, l’indice Russell 1000 a augmenté de 22,0 % et l’indice Russell Top 50 a enregistré un rendement de 16,3 %.

Solide rendement des petites et microcapitalisations depuis le creux de 2025

Les rendements enregistrés depuis le dernier creux du marché ont été encore plus remarquables : Du 08/04/2025 au 30/06/2026, le Russell 2000 a progressé de 74,5 %, tandis que le Russell Microcap a enregistré une hausse de 108,4 %. Au cours de cette même période, les indices Russell 1000 et Russell Top 50 ont augmenté de 52,8 % et de 49,0 % respectivement, tandis que le Nasdaq a progressé de 73,1 %.

Les actions des petites et microcapitalisations se sont distinguées après le creux du marché de 2025

Rendement des indices Russell, du 08/04/2025 au 30/06/2026

Source: Russell Investments. Les rendements passés ne sont pas garants des rendements futurs.

Titres étrangers

Les résultats des actions hors États-Unis se sont démarqués de la tendance observée chez leurs homologues américains au deuxième trimestre de 2026, les titres à petite capitalisation hors États-Unis ayant enregistré un rendement inférieur à celui des titres à grande capitalisation. L’indice MSCI Monde tous pays hors États-Unis des petites capitalisations a progressé de 9,6 % au deuxième trimestre de 2026, tandis que l’indice MSCI Monde tous pays hors États-Unis des grandes capitalisations a augmenté de 15,7 %.

Les résultats depuis le début de l’année et sur un an ont suivi la même tendance, les sociétés à petite capitalisation hors États-Unis ayant affiché un rendement inférieur à celui de leurs homologues à grande capitalisation. Pour la période depuis le début de l’année s’achevant le 30 juin 2026, l’indice MSCI Monde tous pays hors États-Unis des petites capitalisations a enregistré un gain de 9,1 %, tandis que l’indice MSCI Monde tous pays hors États-Unis des grandes capitalisations a progressé de 14,4 %. Pour la période d’un an terminée le 30 juin 2026, l’indice des petites capitalisations hors États-Unis a progressé de 19,8 %, tandis que son équivalent à grande capitalisation a enregistré un gain de 29,3 %.

Au sein des petites capitalisations : croissance pour le trimestre, valeur pour la plupart des autres périodes

Après avoir surpassé son équivalent axé sur la croissance pendant trois trimestres consécutifs, la catégorie valeur à petite capitalisation a pris du retard au deuxième trimestre, l’indice Russell 2000 Valeur ayant progressé de 17,2 %, contre 25,7 % pour l’indice Russell 2000 Croissance, ce dernier ayant bénéficié en grande partie d’une exposition accrue à tout ce qui touche à l’IA.

Les actions de petite capitalisation axées sur la valeur ont affiché un rendement supérieur à celui de plusieurs autres périodes à plus long terme. Le Russell 2000 Valeur a surpassé le Russell 2000 Croissance pour les périodes depuis le début de l’année (+ 23,0 % contre + 22,2 %), sur un an (+ 43,0 % contre + 38,7 %), sur trois ans (+ 18,7 % contre + 18,4 %) et sur cinq ans (+ 8,2 % contre + 5,6 %) se terminant le 30 juin 2026, tandis que les titres de croissance à petite capitalisation ont eu l’avantage depuis le creux du 08 avril 2025, avec un gain de 77,1 % contre 71,8 % jusqu’au 30 juin 2026, ainsi que pour la période de dix ans se terminant le 30 juin 2026, en hausse de 12,0 % contre 10,9 %.

Le point sur le secteur des petites capitalisations : les technologies en tête au 2e trimestre 2026, avec de bons résultats également pour les secteurs des produits industriels, de la santé et des services financiers

Dix des onze secteurs du Russell 2000 ont contribué positivement aux résultats du deuxième trimestre de 2026. Les technologies de l’information ont eu de loin l’incidence la plus marquée, suivies par les secteurs des produits industriels, de la santé et des services financiers. Le secteur de l’énergie a été le seul à avoir nui au rendement au cours du trimestre.

Au niveau sectoriel, trois segments technologiques se sont démarqués : les semi-conducteurs et les équipements pour semi-conducteurs, les logiciels (qui ont connu un important rebond après un premier trimestre 2026 difficile), ainsi que les équipements, instruments et composants électroniques. En dehors du secteur des technologies, l’équipement électrique (secteur des produits industriels), la biotechnologie (secteur de la santé) et les banques (secteur des services financiers) ont tous joué un rôle notable. Les facteurs défavorables sont demeurés relativement modérés au cours du trimestre; dans le secteur de l’énergie, le pétrole, le gaz et les combustibles consommables ont eu l’incidence négative la plus marquée en raison de la guerre et de ses répercussions sur l’approvisionnement énergétique mondial.

Les 11 secteurs de l’indice Russell 2000 ont tous terminé la période de six mois s’achevant le 30 juin 2026 dans le vert, le secteur des technologies de l’information ayant de nouveau exercé l’influence la plus marquée à la hausse. Le secteur des produits industriels a suivi de près, tandis que les secteurs des services financiers et de la santé ont également favorisé les résultats de manière notable. Les plus faibles contributions ont été enregistrées par les services aux collectivités, les biens de consommation courante et les services de communication, qui représentaient également les plus faibles pondérations dans l’indice Russell 2000 à la fin juin. Les secteurs ayant le plus avantagé les résultats ont été les semi-conducteurs et les équipements pour semi-conducteurs, les équipements électriques, les banques, ainsi qu’un autre segment du secteur technologique : les équipements, instruments et composants électroniques.

Les bénéfices sont-ils le moteur des rendements des petites capitalisations?

Depuis quelques années, nous soutenons que la domination des sociétés à petite capitalisation devrait s’accompagner d’une croissance accrue des bénéfices. De nombreuses petites capitalisations étant embourbées dans une récession des bénéfices qui dure depuis près de deux ans à l’approche de 2025, nous demeurions prudemment optimistes quant à la possibilité d’un retour à la moyenne. Bien entendu, tout retour à la moyenne nécessite un catalyseur et, tout au long de 2025, nous avons relevé quelques sources potentielles, la plus convaincante à notre avis étant l’amélioration progressive des résultats pour de nombreuses actions à petite capitalisation, en particulier celles actives dans l’IA. Au cours de 2025, nous avons constaté que le développement de l’IA (qui, jusqu’aux premiers mois de 2025, avait surtout profité aux sociétés à méga-capitalisation comme Alphabet, Apple, Microsoft et Nvidia) commençait à se répercuter sur les petites et micro-capitalisations qui fournissaient la chaîne d’approvisionnement de l’IA.

Nous détenons plusieurs sociétés qui profitent des milliers de milliards de dollars investis dans l’IA, car elles offrent des produits ou services distinctifs qui constituent des catalyseurs essentiels de l’évolution de l’IA et du développement de son infrastructure. Ces sociétés fournissent les outils, les composants et les services à leurs homologues à méga-capitalisation, couvrant tout, des composants de semi-conducteurs qui rendent possibles diverses applications d’IA, aux fournisseurs d’énergie essentiels au fonctionnement des centres de données, en passant par les sociétés de construction qui les bâtissent ou préparent les sites. Ce sont ces sociétés qui stimulent le rendement des petites et microcapitalisations depuis le début de l’année.

Afin d’obtenir une vision plus précise de l’incidence des bénéfices sur les résultats des sociétés à petite capitalisation, nous avons examiné les périodes depuis le début de l’année et sur un an se terminant le 30 juin 2026 pour l’indice Russell 2000, afin d’évaluer dans quelle mesure ses progrès respectifs étaient attribuables à la croissance des bénéfices. Nous avons décomposé les rendements en trois composantes : la croissance du bénéfice par action (BPA), les dividendes et l’expansion (ou la contraction) du ratio cours/bénéfice (C/B). Nos recherches ont démontré que plus de 60 % du rendement de chaque période provenait de la croissance du BPA.

Ce que nous réserve l’avenir : valorisations raisonnables des petites capitalisations, solides bénéfices et volatilité accrue

Bien que la domination des petites capitalisations sur le marché ne remonte qu’à environ 15 mois, certains commentateurs commencent déjà à s’interroger sur la capacité de cette catégorie d’actifs à conserver son leadership au cours des prochains mois. Les raisons avancées ne sont pas convaincantes, du moins selon notre perspective axée sur les petites capitalisations, et reposent principalement sur l’improbabilité que les rendements exceptionnellement élevés récemment observés pour les actions de petites et de microcapitalisations soient durables, ainsi que sur la possibilité d’une hausse des taux d’intérêt. Tout d’abord, il convient de rappeler que peu, voire aucun, des experts du marché ne soutenaient des arguments similaires concernant un retour à la normale des prix des actions à grande ou méga capitalisation tant que leur domination durait depuis moins de dix ans. Deuxièmement, cette période de domination a été l’une des plus longues pour les titres à grande capitalisation au cours des quelque 80 dernières années depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Enfin, nos recherches ont révélé que la sensibilité du rendement des petites capitalisations aux hausses (ou baisses) de taux n’est pas aussi étroitement corrélée qu’on le croit souvent; elle tend également à négliger (voire à ignorer) le rendement des sociétés à petite capitalisation ayant peu ou pas de dette.

Ce qui importe le plus à nos yeux, c’est que la combinaison des valorisations et des bénéfices des petites capitalisations devrait être largement suffisante pour permettre à cette catégorie d’actifs de conserver son rôle de fer de lance. Comme à l’habitude, nous avons examiné les données, ce qui, dans ce cas, signifie notre mesure d’évaluation d’indice privilégiée, soit la valeur d’entreprise sur le bénéfice avant intérêts et impôts (VE/BAII). Le graphique ci-dessous indique que les valorisations des sociétés à petite capitalisation par rapport à celles à grande capitalisation, même après plus d’un an de rendements soutenus, demeuraient encore près de leurs niveaux les plus bas par rapport à l’indice Russell 1000 en 25 ans à la fin juin.

Les valorisations relatives des petites capitalisations par rapport aux grandes capitalisations restent proches de leur niveau le plus bas depuis 25 ans

Médiane du ratio VE/BAII des 12 derniers mois : Russell 2000 par rapport à Russell 1000 (p. ex. sociétés dont le BAII est négatif), du 30/06/01 au 30/06/26

Source: FactSet.

Bien entendu, les microcapitalisations ont affiché un rendement encore supérieur à celui des petites capitalisations au cours de la dernière année. Nous avons donc appliqué le même ratio VE/BAII pour analyser comment les valorisations du Russell Microcap se comparent à celles du Russell 1000. Bien que l’écart soit moins prononcé, les valorisations de l’indice Russell Microcap à la fin de juin demeuraient inférieures à leur moyenne à long terme par rapport à celles de l’indice Russell 1000.

Les valorisations relatives des sociétés à microcapitalisation par rapport aux sociétés à grande capitalisation demeurent inférieures à leur moyenne à long terme des 25 dernières années

Médiane du ratio VE/BAII des 12 derniers mois : Russell Microcap par rapport à Russell 1000 (ex. sociétés dont le BAII est négatif), du 30/06/01 au 30/06/26

Source: FactSet.

Des valorisations relativement attrayantes suffisent rarement à maintenir une catégorie d’actifs en tête de peloton à elles seules. La croissance des bénéfices est en fin de compte le principal moteur des rendements à long terme, et à cet égard, les nouvelles demeurent positives, les indicateurs fondamentaux des bénéfices continuant de s’améliorer pour de nombreuses sociétés à petite et à très petite capitalisation. Il est vrai que les prévisions générales indiquent une accélération de la croissance des bénéfices à venir (comme c’est le cas depuis plusieurs mois).

La croissance estimée des bénéfices des petites capitalisations devrait demeurer supérieure à celle des grandes capitalisations en 2026 et 2027

Croissance du BPA sur un an

Source: FactSet. Le bénéfice par action (BPA) correspond au bénéfice d'une société, divisé par le nombre d'actions ordinaires en circulation. Les estimations de croissance du BPA correspondent à la moyenne précalculée des taux de croissance du BPA sur deux ans estimés par les analystes des sociétés de courtage. Ces estimations correspondent à la moyenne de celles fournies par les analystes travaillant pour des sociétés de courtage qui effectuent des recherches sur chaque titre individuel, comme indiqué par FactSet. Tous les titres autres que des actions, les sociétés d'investissement et les sociétés non couvertes par des analystes de courtage sont exclus. Les rendements passés ne sont pas garants des résultats futurs.

Tout aussi important, la plupart de nos équipes de placement détiennent des titres qui affichent de bons résultats, tout en identifiant également, selon elles, d’excellentes occasions à long terme dans l’univers vaste et diversifié des actions de petite et de micro capitalisation. À ce stade, il est important de souligner que, bien qu’on insiste souvent sur le fait que plus de 40 % des sociétés composant le Russell 2000 n’affichent aucun bénéfice, l’univers des sociétés à petite et à micro capitalisation compte néanmoins davantage de sociétés rentables que les indices Russell 1000 ou S&P 500. Cette combinaison de valorisations relativement plus attrayantes et de la solidité persistante des bénéfices vient conforter notre conviction que le contexte actuel continue d’offrir de nombreuses occasions intéressantes aux investisseurs actifs, axés sur les indicateurs fondamentaux et ayant une vision à long terme.

La volatilité accrue peut-elle offrir davantage d’occasions?

Les prochains mois pourraient ne pas être de tout repos, car les périodes de progression sont souvent ponctuées (sans être compromises) par des épisodes de volatilité accrue, alors que les investisseurs évaluent et réévaluent leurs choix. Une méthode que nous utilisons pour évaluer la volatilité consiste à suivre le nombre de jours où l’indice des petites capitalisations fluctue à la hausse ou à la baisse de 1 % ou plus. Selon cette mesure de la volatilité, nous estimons que le rendement des sociétés technologiques à petite capitalisation illustre de façon convaincante la manière dont la volatilité peut jouer un rôle dans les périodes favorables du marché.

Le secteur des technologies de l’information s’est démarqué tant au deuxième trimestre de 2026 que durant la première moitié de l’année, tout en affichant une volatilité supérieure à celle de l’indice Russell 2000 pour ces deux périodes. Au deuxième trimestre de 2026, sur 62 jours, le Russell 2000 a connu 20 jours, soit 32 %, marqués par de telles fluctuations, tandis que le secteur des technologies de l’information en a connu 47, soit 76 % (dont la plupart étaient des jours de hausse). Au cours du premier semestre de 2026, l’indice Russell 2000 a enregistré 50 jours sur 123, soit 41 %, tandis que le secteur des technologies de l’information a connu 86 jours où le secteur a fluctué de 1 % ou plus, soit 70 %.

Nous ne considérons pas cela comme un signe avant-coureur de danger ni comme un prélude à une correction. Nous avons toujours considéré la volatilité comme une alliée — une force courante du marché qui permet aux investisseurs disciplinés, dotés d’une vision à long terme, de tirer parti des fluctuations à court terme afin de potentiellement améliorer les rendements supérieurs au marché sur le long terme.



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