Pronostic de l'homme malade de l'Europe
L'Allemagne est de plus en plus qualifiée d’« homme malade » du fait de ses performances qui restent inférieures à celles des autres économies de la zone euro. Avant cela, l'Allemagne a connu plus de 20 années de croissance solide, sous l'effet conjugué des réformes agressives menées par le gouvernement de l'ancien chancelier Gerhard Schroeder et de la mondialisation des échanges, notamment avec l'entrée de la Chine dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC). L'Allemagne a profité de la mondialisation. Plus récemment, alors que l'économie sortait d'une période de croissance freinée par la pandémie, le moteur économique allemand s'est enrayé. Qu'est-ce qui a changé et les problèmes de l'Allemagne sont-ils endémiques ?
Les performances de l'Allemagne se sont étiolées par rapport à celles d'autres pays, comme les États-Unis (voir Illustration 1). L'économie allemande a récemment enregistré une baisse de son produit intérieur brut (PIB) trimestriel réel. Les dépenses des ménages continuent de diminuer, malgré l'effet tampon de l'augmentation des revenus et du recul de l'inflation sur l'épargne. La production industrielle continue de chuter et les dépenses d'investissement pâtissent du relèvement des taux d'intérêt par la Banque centrale européenne (BCE). La récession est aux portes de l'Allemagne. D'autres économies de la zone euro se sont elles aussi affaiblies, mais pas autant que l'Allemagne. On peut se demander si les problèmes économiques de l'Allemagne ne sont qu'un pur produit du cycle économique, qui sera atténué par une politique monétaire plus accommodante, ou si des forces structurelles plus inquiétantes sont à l'œuvre.
Illustration 1 : Différentiel de croissance du PIB entre les États-Unis et l'Allemagne
En pourcentage, États-Unis moins Allemagne. Au T2 2023

Sources : Brandywine Global, Macrobond.
Analyse des problématiques
Depuis une vingtaine d'années, l'Allemagne avait une image de fleuron industriel suscitant l'admiration. Aujourd'hui, les Allemands sont de plus en plus mécontents de la situation économique de leur pays et des résultats du gouvernement. La confiance envers l'économie s'est considérablement détériorée, ce qui pourrait expliquer en partie le regain soudain de popularité du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), qui défend un programme eurosceptique et anti-immigration. Alors, pourquoi la croissance s'est-elle essoufflée ? Quels sont les aspects économiques qui distinguent l'Allemagne du reste de l'Europe ? D'une part, la main de fer du gouvernement sur la politique budgétaire et le « freinage de la dette » ont limité les dépenses publiques d'infrastructure, sapant ainsi la croissance potentielle.
Le modèle allemand
Les réformes menées par M. Schroeder ont ouvert la voie à une période marquée par l'exceptionnalisme allemand. Les prouesses de l'Allemagne en matière de fabrication et d'ingénierie étaient vantées dans le monde entier. L'économie allait devenir une machine à exporter, alimentée par l'aubaine d'un gaz russe bon marché. C'est alors que la guerre a éclaté en Ukraine et que les prix du gaz naturel ont grimpé, laissant entrevoir la perspective de pénuries d'énergie et de rationnement. Si le pire des scénarios ne s'est jamais produit, l'Allemagne ayant augmenté sa capacité de stockage via des sources d'approvisionnement non russes et accéléré ses efforts pour produire de l'électricité à partir de sources d'énergie renouvelables, la guerre en Ukraine a mis en lumière les risques qui pèsent sur la croissance économique allemande.
La crise de l'énergie a durement touché les secteurs à forte intensité énergétique, tels que les produits chimiques, le papier et les produits du papier, et les métaux de base, par exemple. Ces secteurs font de l'Allemagne un grand consommateur de gaz naturel et d'électricité, surtout si on la compare à d'autres pays européens. Sa consommation d'énergie reste supérieure à celle de la France, de l'Espagne et de l'Italie. En outre, ses émissions de CO2 par habitant révèlent une empreinte carbone encore considérable, supérieure à celle de la France, de l'Espagne et de l'Italie, et ses investissements dans les énergies renouvelables sont à la traîne.1 La consommation d'énergie de l'Allemagne pourrait faire augmenter les coûts de production, ce qui pourrait obliger certaines entreprises à cesser leurs activités ou à délocaliser leur production dans une zone géographique moins coûteuse. La sécurité énergétique reste un risque majeur, même si l'Allemagne se dirige vers le 100 % renouvelable.
Une exposition significative à la croissance mondiale
Le modèle économique de l'Allemagne repose sur le commerce. Ainsi, le sort de l'économie allemande est lié à celui de l'économie mondiale. Tout choc affectant la croissance mondiale se répercute sur l'économie allemande via les échanges commerciaux. Cette exposition peut être appréhendée assez simplement en calculant le degré d'ouverture de l'économie. Cette mesure s'obtient en prenant la somme des importations et des exportations et en divisant cette somme par le PIB. L'illustration 2 présente le calcul de ce degré d'ouverture pour l'Allemagne et le compare à celui des États-Unis.
Illustration 2 : Commerce extérieur de l'Allemagne et des États-Unis
En pourcentage du PIB, en EUR (à gauche), en USD (à droite). Au 1er octobre 2023

Sources : Brandywine Global, Macrobond, DESTATIS, BEA.
Plus le pourcentage d'un pays est élevé, plus il est exposé à la croissance, aux échanges et à l'économie du monde. Le pourcentage d'ouverture de l'Allemagne est considérable (70 %), tandis que celui des États-Unis est plutôt faible (25 %) en comparaison. La croissance mondiale devrait décélérer en 2024, sous l'effet de la reprise timide et balbutiante en Chine et des conséquences du durcissement des politiques monétaires dans le monde entier. Les États-Unis, dont la résilience économique en 2023 a été largement commentée, sont moins portés par la croissance mondiale que par la demande intérieure. Mais, même aux États-Unis, il est fort possible que cette belle résilience faiblisse.
Les principaux marchés d'exportation de l'Allemagne sont présentés dans l’Illustration 3. La plupart des marchés vers lesquels l'Allemagne exporte ont enregistré une croissance économique plus modérée et, par conséquent, une moindre demande pour les exportations allemandes. Un partenaire commercial majeur a souffert d'une faiblesse exceptionnelle. Ce partenaire, la Chine, a eu des difficultés à sortir de sa politique zéro COVID, mais sa reprise reste également entravée par le manque de confiance des consommateurs et les difficultés du marché de l'immobilier. En outre, la Chine délaisse les véhicules et les produits industriels fabriqués par l'Allemagne. Aujourd'hui, les consommateurs chinois achètent davantage d'automobiles produites dans leur propre pays. Enfin, les consommateurs chinois sont plus susceptibles d'acheter des véhicules électriques (VE) fabriqués en Chine, car les constructeurs chinois de VE disposent d'une nette avance technologique sur leurs homologues allemands. Sur le plan géopolitique, la Chine est de plus en plus considérée comme un partenaire commercial moins fiable. De nombreux pays, dont l'Allemagne, repensent leurs relations économiques avec la Chine. L'Allemagne devra toutefois adapter sa chaîne d'approvisionnement, notamment en ce qui concerne les sources d'approvisionnement en minerais et en produits transformés nécessaires à la transition énergétique qu'elle prévoit d'opérer en s'éloignant des combustibles fossiles.
Illustration 3 : Les 20 premières destinations d'exportation de l'Allemagne
En pourcentage, part des exportations totales. Novembre 2023

Sources : Brandywine Global, Macrobond, DESTATIS.
Rétrécissement de la population active
La démographie pèse sur l'économie, tant sur le plan cyclique que structurel. À première vue, le marché du travail est sain. Contrairement à la période qui a suivi la réunification, l'Allemagne n'est pas confrontée actuellement à un taux de chômage élevé. Les réformes Schroeder ont été lancées pour lutter contre le chômage important, et elles ont contribué à faire baisser le taux de chômage. Cette « robustesse » apparente occulte toutefois une tendance démographique inquiétante.
En effet, les entreprises se plaignent d'une pénurie de main-d'œuvre, comme le montre l’Illustration 4. Ce graphique tente de mesurer l'écart entre la demande et l'offre de main-d'œuvre. Un écart négatif indique que l'offre de main-d'œuvre est supérieure à la demande de main-d'œuvre. C'est ce type d’environnement qui a nécessité les réformes du gouvernement Schroeder. Maintenant que l'écart entre l'offre et la demande est positif, il existe une pénurie de main-d'œuvre - une pénurie importante. Ces pénuries renchérissent le coût de la main-d'œuvre, comme le montre l'Illustration 5, ce qui rend l'économie allemande moins compétitive.
Illustration 4 : Demande et offre de main-d'œuvre en Allemagne
En millions, offre de main-d’oeuvre : Emplois vacants-chômage. Octobre 2023

Sources : Brandywine Global, Macrobond, BUBA, Agence fédérale allemande pour l'emploi (Bundesagentur fuer Arbeit), DESTATIS, Indeed Hiring Lab, IAB.
Illustration 5 : Indice du coût unitaire de la main-d'œuvre : Allemagne vs. France
Indice, productivité, coûts et heures travaillées, base révisée à partir de 1999). Au T3 2023

Sources : Brandywine Global, Macrobond, DESTATIS, BCE.
Les enquêtes menées auprès des entreprises indiquent que celles-ci sont confrontées à des pénuries de main-d'œuvre. L'une de ces enquêtes, le Baromètre KfW-ifo de la main-d'œuvre qualifiée, a fait apparaître qu'au début du deuxième trimestre 2023, plus de 40 % des entreprises interrogées connaissaient une pénurie de travailleurs qualifiés. Ce chiffre marque une amélioration, mais le pourcentage d'entreprises qui signalent des pénuries reste historiquement élevé et s'étend à l'ensemble des secteurs. Compte tenu du ralentissement de l'économie allemande, une offre de main-d'œuvre restreinte peut paraître contre-intuitive, jusqu'à ce que l'on creuse un peu plus la question.
Tout d'abord, l'Allemagne a mis en place un programme appelé « Kurzarbeit ». Ce programme permet aux employeurs d'éviter de licencier des travailleurs en réduisant les heures de travail de ces derniers. Sous certaines conditions, les salariés reçoivent une partie de la rémunération nette perdue du fait de la réduction des heures travaillées. Les employeurs versent les salaires à l'avance, l'allocation de chômage partiel étant une prestation compensatoire. Le gouvernement verse la prestation rétroactivement à l'employeur. Même si ce programme permet de « lisser » le cycle économique, il semble créer un marché du travail moins dynamique. Ce système permettrait d'atténuer la gravité d'une éventuelle récession, mais il pourrait aussi réduire les incitations à licencier des travailleurs. Il est même possible que les travailleurs soient eux aussi dissuadés de trouver un emploi dans d'autres secteurs d'activité.
Deuxièmement, le marché du travail est encore complexifié par le vieillissement de la main-d'œuvre et les tentatives du pays de combler un déficit de travailleurs. Les baby-boomers sortent du marché du travail en Allemagne. En attendant, le taux de natalité est tout simplement trop bas pour maintenir la population à un niveau stable. Par conséquent, la population en âge de travailler diminue et la production potentielle ralentit. L’llustration 6 montre que la population allemande en âge de travailler décline au même rythme que celle du Japon. Le taux de natalité de l'Allemagne est de 1,53 naissance par femme, contre 1,34 pour le Japon et 1,83 pour la France.2 Il faut un taux de fécondité de 2,1 naissances pour maintenir une population stable.3 En Allemagne, la population âgée de 65 ans et plus continuera d'augmenter, tandis que la population en âge de travailler diminuera, ce qui pourrait entraîner des difficultés budgétaires en matière de retraites et de soins de santé. D'ici 2050, la Division de la population des Nations unies prévoit que la population âgée de 65 ans et plus augmentera de 41 % et représentera plus de 30 % de la population totale.
Illustration 6 : Nations unies, projections de la population en âge de travailler
Indice, 2014=100 ; population âgée de 15 à 64 ans. Au 31 décembre 2023

Source : Macrobond. Rien ne garantit que les prévisions, les projections ou les estimations se révèleront exactes.
Troisièmement, l'Allemagne peut mettre en place des politiques qui, par exemple, encouragent les travailleurs âgés à rester plus longtemps sur le marché du travail. Selon l'Office fédéral de la statistique, le taux d'activité des personnes âgées de 55 à 66 ans a progressé. Le relèvement de l'âge de départ à la retraite est l'une des mesures qui permettraient à l'Allemagne de conserver plus longtemps ses travailleurs âgés. Toutefois, l'augmentation de la participation des travailleurs âgés à la population active semble insuffisante pour compenser la pénurie attendue de travailleurs qualifiés. Où l'Allemagne trouvera-t-elle des travailleurs qualifiés pour combler le vide créé par la démographie ? L'immigration est la solution. L'Agence fédérale pour l'emploi estime que l'Allemagne a besoin de 400 000 immigrants par an pour remédier à la pénurie de main-d'œuvre qualifiée.
Le gouvernement est conscient qu'il doit encourager l'immigration, mais celle-ci est devenue une question politiquement sensible et a alimenté la montée des sentiments anti-immigrés. Les groupes politiques anti-immigration d'extrême droite sont de plus en plus populaires. Quoi qu'il en soit, l'immigration est la solution. Toutefois, la solution de l'immigration nécessite elle aussi des solutions politiques. il faudra notamment procéder aux changements suivants : double nationalité, autorisation pour les personnes bénéficiant d'un statut « toléré » depuis cinq ans de demander une « résidence d'opportunité » d'un an, formation professionnelle et linguistique pour tous les nouveaux arrivants en Allemagne, et programmes permettant aux travailleurs qualifiés de faire venir leur famille en Allemagne. Dans le même temps, les expulsions seront rigoureusement appliquées.
Illustration 7 : Immigration nette en Allemagne et dans la zone euro
En millions. Au 31 décembre 2022

Source : Macrobond.
Conclusions
- Cet article identifie trois causes possibles pour expliquer le ralentissement de l'activité en Allemagne : Un modèle économique défectueux, une forte dépendance à l'égard des exportations et une main-d'œuvre vieillissante qui diminue. Ce bref exposé ne fait que survoler les problématiques économiques auxquelles est confrontée l'Allemagne, notamment la crise financière qui se développe et la lenteur de la transition énergétique.
- L'époque de l'énergie russe bon marché pour alimenter le moteur de la croissance allemande est révolue, et le pays doit désormais redoubler d'efforts pour passer des combustibles fossiles aux sources d'énergie renouvelables. La place prépondérante qu'occupe l'Allemagne dans l'industrie manufacturière et les secteurs à forte consommation d'énergie, qui lui ont permis de bénéficier d'une croissance soutenue pendant des années, la relègue aujourd'hui derrière ses pairs en termes de consommation d'énergie et de transition vers des solutions plus écologiques. Le pays doit assurer sa sécurité énergétique, mais une politique qui consiste à refuser de prolonger la durée de vie de ses projets nucléaires en cours semble peu judicieuse.
- Le commerce mondial a contribué à l'essor économique de l'Allemagne, mais cette dépendance expose le pays au ralentissement de la croissance mondiale. La dynamique qui a permis à l'Allemagne de construire sa puissance industrielle l'a également rendue sensible aux caprices de l'économie et des échanges mondiaux. Aujourd'hui, cette orientation en faveur du commerce s'accompagne également d'un risque géopolitique. L'Allemagne a profité de la mondialisation, mais la démondialisation pourrait favoriser une approche plus régionale, ce qui rendrait l'économie allemande vulnérable. L'Allemagne doit s'attacher à créer la production du XXIe siècle dont le monde a besoin.
- La démographie est sans doute le risque le plus grave qui pèse sur les perspectives de croissance de l'économie à moyen et à long terme. L'Allemagne est confrontée au vieillissement de sa population et à la diminution du nombre de personnes en âge de travailler, une caractéristique économique commune à toutes les économies développées. L'immigration est une solution, mais il y a un prix politique à payer car le mouvement anti-immigration se développe sous l'influence des partis politiques d'extrême-droite, comme l'AfD en Allemagne. Par ailleurs, les entreprises allemandes pourraient remédier à la contrainte démographique en accélérant leur intensité capitalistique, de sorte que la technologie se substituerait de plus en plus à la main-d'œuvre. Ainsi, le ratio capital/travail augmenterait, ce qui pourrait rendre l'économie plus productive.
Bien que plusieurs facteurs soient à l'origine de ce déclin économique, dans l'ensemble, la léthargie de l'Allemagne est la résultante de ses mesures de rigueur budgétaire, qui ont eu un impact négatif sur les investissements publics et, par conséquent, sur la croissance. Les difficultés de l'Allemagne sont structurelles et ne pourront être résolues que sur le long terme. Toutefois, les problèmes conjoncturels ont été aggravés par ces questions structurelles restées longtemps sans réponse. Des réajustements politiques sont nécessaires, notamment une augmentation des investissements dans les infrastructures, qui ont pâti d'un gouvernement focalisé sur les déficits et l'endettement.
Bon nombre des problèmes que rencontre l'Allemagne sont communs à d'autres pays européens, ce qui assombrit les perspectives générales de reprise économique dans la région. Quoi qu'il en soit, les déboires économiques de l'Allemagne sont les plus sévères et la placent au plus près de la récession. En outre, les défis structurels du pays ne sont pas faciles ou rapides à relever, ce qui soulève des questions quant au calendrier de la reprise de l'Allemagne.
D'une manière plus générale, l'Allemagne reste un élément déterminant des perspectives économiques globales de l'Europe. Elle est à la fois une source de demande pour les producteurs européens et un fournisseur de biens et de services pour ces mêmes pays. Dans la mesure où l'Allemagne est la plus grande économie d'Europe, sa santé économique contribue au bien-être de l'ensemble de l'Europe. Pour finir, l'influence de l'Allemagne sur les politiques de l'Union européenne est considérable. Dans une certaine mesure, le sort de l'Europe est lié à celui de l'Allemagne.
Notes de fin :
- Source : A. Christenson. « Greenhouse gas emissions and other environment measures, UK and European countries: 2020. » Office for National Statistics. 14 novembre 2022.
- Source : Fonds des Nations unies pour la population.
- Source : J. Craig. « Replacement level fertility and future population growth. » Population Trends, National Institutes of Health. 1994.
Définitions :
Le baromètre KfW-ifo de la main-d'œuvre qualifiée indique la proportion d'entreprises allemandes faisant état d'incidences négatives sur leurs activités du fait d'une pénurie de travailleurs qualifiés. Chaque trimestre, environ 9 000 entreprises représentant les secteurs du commerce et de l'industrie, de la construction, du commerce de gros, du commerce de détail et des services, à l'exclusion des banques, des assurances et des administrations publiques, sont interrogées sur la santé de leurs affaires. Le baromètre fournit un indicateur global de la pénurie de compétences dans l'économie allemande, ainsi que des informations pour différents secteurs et régions, et des données spécifiques à la taille des entreprises.
QUELS SONT LES RISQUES?
Les rendements passés ne sont pas garants des rendements futurs. Veuillez noter qu’un investisseur ne peut pas investir directement dans un indice. Les rendements des indices non gérés ne tiennent pas compte des frais, des dépenses ou des commissions de vente.
Les valeurs à revenu variable sont assujetties aux fluctuations des cours et à la perte possible de capital. Les titres à revenu fixe comportent des risques liés aux taux d'intérêt, au crédit, à l'inflation et au réinvestissement, ainsi qu'à une éventuelle perte de capital. Lorsque les taux d’intérêt augmentent, la valeur des titres à revenu fixe diminue. Les placements internationaux sont exposés à des risques particuliers, notamment la fluctuation des monnaies et les incertitudes sociales, économiques ou politiques, qui peuvent accroître la volatilité. Ces risques sont amplifiés sur les marchés émergents. Les matières premières et les devises comportent des risques accrus liés à la situation des marchés, politique, réglementaire et climatique et ne conviennent pas forcément à tous les investisseurs.
Les bons du Trésor américain sont des titres de créance directs « émis et entièrement garantis » par le gouvernement des États-Unis. Cette garantie s’applique aux versements de capital et d’intérêts des bons du Trésor américain, à condition que l’investisseur conserve les titres jusqu’à l’échéance. Contrairement aux bons du Trésor américain, les titres de créance émis par des institutions et organismes fédéraux, ainsi que les instruments connexes, ne sont pas toujours entièrement garantis par le gouvernement des États-Unis. La garantie du gouvernement des États-Unis à l’égard des versements de capital et d’intérêts ne s’applique pas aux pertes découlant de la baisse de valeur marchande de ces titres.

