CONTRIBUTEURS

Michael J. Bazdarich, PhD
Après des données favorables publiées sur l’IPC et un rapport encore plus réjouissant pour l’indice des prix PCE en juillet, les marchés financiers espéraient des nouvelles tout aussi encourageantes en août. Il n'en fut rien. Si l’IPC global n’a augmenté que d’un maigre 0,1 %, l’IPC dit de base, excluant les prix fluctuants des denrées alimentaires et de l’énergie, a progressé de 0,6 %, un niveau correspondant pratiquement aux hausses enregistrées plus tôt dans l’année.
Les commentaires observés dans la presse financière ce matin font état d’augmentations dans la plupart des secteurs autres que les produits pétroliers. C’est effectivement le cas, quoi que pas complètement exact. Les données publiées en août ont en effet indiqué des baisses de prix pour plusieurs produits et services, comme les fruits et légumes frais, les gros appareils ménagers, les livres, les billets d’avion, les événements sportifs, etc. L’ampleur de ces diminutions a cependant été contrebalancée par de fortes augmentations des prix des aliments et viandes transformés, des meubles, des produtis cosmétiques, des coûts du logement et des services de soins médicaux.
Illustration 1 : Augmentations mensuelles de l’IPC et du PCE de base

Source : Bureau of Labor Statistics, Bureau of Economic Analysis. Au 31 août 2022.
Les prix des matières premières reculent à divers niveaux, en particulier chez les métaux industriels, et ce fléchissement laisse présager que les prix des produits finis pourraient refléter cette tendance. Ce n’est pas encore le cas.
Depuis les données favorables sur l’inflation publiées en juillet, les responsables de la Réserve fédérale (Fed) se sont attachés à préparer les marchés à de nouveaux relèvement des taux d’emprunt. Ils ont soit jeté un rapide coup d’oeil à ces données du mois d’août, soit suivi notre propre conseil fondé sur les données de l’OFT, selon lequel « une tendance ne se fait pas en un seul mois. » Quoi qu’il en soit, aucun élément du rapport d’aujourd’hui n’indique que la bataille contre l’inflation engagée par la Fed a été remportée-ou est en train de l’être.
Il est vrai que l’indicateur privilégié par la Fed pour mesurer l’inflation, le PCE de base, a ralenti plus fortement que prévu en juillet, comme le montre le graphique, et il existe une raison de penser que son évolution en août, lorsqu’elle sera annoncée, sera plus modérée que pour l’IPC. Il est toutefois plus probable qu’en août, le PCE de base s’inscrive en notable hausse par rapport à juillet.
De plus, l’attention que porte la Fed sur le PCE de base plutôt que sur l’IPC de base relève d’une préférence, et pas d’une priorité exclusive. Les responsables de la Fed ne peuvent se permettre d’ignorer les données de l’IPC même s’ils aimeraient le faire. Les données publiées sur l’IPC en août n’ont pas été synonyme de bonnes nouvelles, et la Fed comme les marchés financiers réagiront en conséquence.
Définitions
L’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) est une mesure des variations de prix des biens et services de consommation ; cet indicateur comprend des données relatives aux biens durables, aux biens non durables et aux services. Cet indice tient compte de l’évolution de la consommation des ménages en fonction des prix, alors que l’indice des prix à la consommation utilise un panier fixe de biens dont les pondérations ne changent pas dans le temps. Le PCE de base exclut les prix de l'alimentation et de l'énergie.
L’indice des prix à la consommation (IPC) mesure l’évolution moyenne des prix à la consommation aux États-Unis au fil du temps sur un panier de biens et services fixe déterminé par le Bureau of Labor Statistics.
L’indice de base des prix à la consommation (IPC de base) exclut les prix des denrées alimentaires et de l’énergie, qui fluctuent d’un mois à l’autre, du panier de biens utilisé pour déterminer l’IPC.
QUELS SONT LES RISQUES ?
Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. Veuillez noter qu'un investisseur ne peut pas investir directement dans un indice. Les performances des indices non gérés ne tiennent pas compte des frais, dépenses ou droits d'entrée.
Les titres de capital sont sujets à des fluctuations de cours et peuvent occasionner une perte de capital. Les titres obligataires exposent leurs détenteurs aux risques de taux d’intérêt, de crédit, d’inflation et de réinvestissement, ainsi qu'à une possible perte de capital. Quand les taux d’intérêt augmentent, la valeur des titres obligataires diminue. Les investissements internationaux sont sujets à des risques spéciaux, dont les fluctuations des devises, ainsi que les incertitudes sociales, économiques et politiques qui peuvent en accentuer la volatilité. Ces risques sont amplifiés dans les marchés émergents. Les matières premières et les devises comportent des risques accrus qui incluent les conditions du marché, politiques, réglementaires et naturelles et peuvent ne pas convenir à tous les investisseurs.
Les bons du Trésor américain sont des titres de créance émis et garantis explicitement par le gouvernement américain. Le gouvernement américain garantit le paiement du principal et des intérêts sur les bons du Trésor américain lorsque les titres sont détenus jusqu'à l'échéance. À la différence des bons du Trésor américain, les titres de créance émis par les agences et intermédiaires fédéraux et les investissements connexes peuvent ou non être garantis par la garantie explicité du gouvernement américain. Même lorsque le gouvernement américain garantit le paiement du principal et des intérêts sur les titres, cette garantie ne s'applique pas aux pertes résultant de la baisse de la valeur de marché de ces titres.
