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La raison du choix de cet article paru dans The Economist.

Les présentes perspectives sur un problème lié à l’eau et ses conséquences pour l’énergie indiquent les trajectoires et risques qui se croisent pour les politiques et les investissements.

- Franklin Templeton Institute

À TRAVERS l’Ouest américain, le paysage porte les cicatrices des grandes sécheresses qui assèchent la région depuis plus de deux décennies. Les touristes peuvent randonner dans des gorges en Arizona qui se trouvaient auparavant sous l’eau. En Californie, des champs qui étaient autrefois remplis de cultures gourmandes en eau, comme la luzerne, sont en jachère. Des villes fantômes, qui avaient été noyées sous les eaux il y a longtemps pour créer des réservoirs, réapparaissent.

Selon un article paru dans Nature Climate Change, la période actuelle de 22 ans de sécheresse est la plus aride que le Sud-Ouest ai connu en 1 200 ans. Le 16 août, lorsque le gouvernement fédéral a annoncé une autre série de coupures d’eau au Nevada et en Arizona, 86 % de l’Ouest était au moins « anormalement sec », et la moitié de la région connaissait une sécheresse allant de grave à exceptionnelle (voir la carte). Certaines parties de la région sont arides et hostiles depuis longtemps, mais les changements climatiques d’origine humaine sont responsables de l’aggravation des périodes sèches.

Les ravages causés par l’assèchement de la région ne se limitent pas à l’agriculture et aux écosystèmes. L’infrastructure énergétique de l’Ouest est également menacée. Les barrages situés dans de nombreux grands réservoirs produisent de l’hydroélectricité, qui est une source d’énergie renouvelable et fiable depuis des décennies. En 2021, environ 32 % de l’énergie renouvelable des États-Unis provenait de l’hydroélectricité, dont 44 % était produite en Californie, en Oregon ou dans l’État de Washington. Les scientifiques font l’éloge de la souplesse de l’énergie hydroélectrique. En effet, lorsque la demande d’électricité augmente fortement, il est facile d’accroître la production d’énergie hydroélectrique.

Mais la baisse des niveaux d’eau dans les réservoirs de l'Ouest s’accompagne de la diminution du recours à l’énergie hydroélectrique.  Dans une analyse récente, des chercheurs de l’ONG WWF ont constaté que les projets d’énergie hydroélectrique dans l'Ouest américain comptaient parmi les plus vulnérables au monde en raison de la raréfaction de l’eau.

Certains endroits en ressentent déjà les effets. En 2021, la Californie a arrêté une centrale au lac Oroville, l’un des plus gros réservoirs de l’État, lorsque le niveau des eaux était inférieur au niveau nécessaire pour la production d’électricité. La centrale peut habituellement fournir suffisamment d’électricité pour alimenter 80 000 logements. Le lac Powell, à la frontière entre l’Utah et l’Arizona, est en passe de connaître un destin similaire. Son immense barrage en béton, qui chevauche la rivière Colorado, peut générer suffisamment d'électricité pour alimenter 5 millions de logements répartis sur sept États. Une étude réalisée par le Oak Ridge National Laboratory met en garde contre la possible baisse de la production d’hydroélectricité dans les réservoirs publics en Idaho, en Oregon et dans l’État de Washington au cours de la période estivale. Les chercheurs signalent qu’à l'avenir des températures plus élevées dans la région provoqueront de graves pertes d’eau en raison de l’évaporation.

La perte de l’hydroélectricité n'est pas une mince affaire. Le réseau électrique est déjà mis à rude épreuve, et la demande d’énergie ne fera que s’accroître avec le virage électrique pris par les appareils, des cuisinières aux voitures. Les responsables espèrent finir par être en mesure de remplacer l’hydroélectricité perdue grâce uniquement à d’autres énergies renouvelables et au stockage de l’énergie. Mais la solution à court terme est moins propre. La production hydroélectrique de la Californie a chuté de 62 % depuis 2019. L’État brûle davantage de gaz naturel pour compenser cette baisse.

Le terme « bassin vide » rejoindra celui de « mégasécheresse » dans la bouche des Américains au cours de l’été 2023, dans la mesure où certains réservoirs s’approchent du niveau où ils ne pourront plus envoyer d’eau en aval, et encore moins générer de l’énergie hydroélectrique. Le manque d’eau a de longue date façonné l’Ouest. Mais l’avenir s’annonce de plus en plus sec.



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