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Par l’équipe Fonds d’actions canadiennes Franklin Bissett

Alors que nous célébrons le deuxième anniversaire du marché baissier induit par la COVID-19, une réflexion sur la dynamique des rendements des marchés d’actions au cours de cette période peut fournir des renseignements précieux sur le pouvoir de la protection contre la baisse. Tout au long d’un cycle de marché complet, il est possible d’obtenir des rendements supérieurs, et en fin de compte des rendements ajustés au risque, de différentes manières, mais en général, ils nécessitent une combinaison d’attaque et de défense. Sur les marchés haussiers, l’attention des investisseurs se concentre généralement sur les sensations fortes, les considérations de risque passant au second plan. Cependant, la protection contre la baisse peut être tout aussi importante, sinon plus, au cours d’un cycle. La composition des rendements au fil du temps est, en fin de compte, fortement influencée par la résilience d’un portefeuille d’actions en période de crise, ainsi que par sa capacité à capter les hausses. Une ventilation des deux dernières années est révélatrice à cet égard.

Indice composé de rendement total S&P/TSX (1 janvier 2020 - 18 février 2022)

Indice composé de rendement total S&P/TSX (1 janvier 2020 - 18 février 2022)

La douleur de la pandémie et les bénéfices des mesures de relance

En partant du sommet pré-pandémique des actions canadiennes le 20 février 2020 - un record à l’époque - l’arrivée de la COVID-19 et le marché baissier bref mais intense qui a suivi ont effacé plus d’un tiers de la valeur des actions canadiennes en seulement cinq semaines. Comme le montre le graphique de l’indice composé de rendement total S&P/TSX ci-dessus, cette phase baissière douloureuse a été de courte durée mais a eu un impact considérable. Tout comme l’incertitude des premiers jours de la pandémie du point de vue de la santé, la peur a dominé la plupart des marchés boursiers mondiaux et les actions canadiennes ont atteint leur niveau le plus bas le 23 mars 2020. Après un effort coordonné des banques centrales pour lester les marchés, un nouveau marché haussier a débuté au printemps 2020 et se maintient à ce jour. Alors que les mesures de relance d’urgence ont jeté les bases, les progrès réalisés dans la mise au point du vaccin à la fin de 2020 ont entraîné une reprise complète des actions canadiennes et de nouveaux sommets historiques. À la mi-février 2022, le marché des actions canadiennes se situait à plus de 20 % au-dessus de son sommet pré-pandémique. La vigueur de la reprise peut amener les investisseurs les plus optimistes à remettre en question l’importance de la protection contre la baisse, mais il y a de bonnes raisons de donner la priorité à la gestion du risque dans un portefeuille aujourd’hui.

Impact surdimensionné de la protection contre les baisses

Il est essentiel de se rappeler que les rendements excédentaires à la baisse valent plus que les rendements excédentaires à la hausse. Autrement dit, les variations négatives et positives en pourcentage sont asymétriques. Par exemple, une baisse de 50 % suivie d’un gain de 50 % laisse l’investisseur dans une situation bien pire qu’au départ (une baisse nette de 25 % pour être exact). Une baisse de 50 % nécessite un gain de 100 % pour regagner le terrain perdu. Par extension, pour un gestionnaire actif, un point de pourcentage (ou 100 points de base « pb ») de rendement excédentaire dans un marché baissier vaut beaucoup plus qu’un point de pourcentage de rendement excédentaire dans un marché haussier.

Au cours des 38 années civiles depuis la création du Fonds d’actions canadiennes Franklin Bissett (FACFB) en 1983, l’indice composé de rendement total S&P/TSX a connu 11 années de recul. Sur ces 11 années, la série F du FACFB a surpassé l’indice neuf fois, soit 82 % du temps.

Pendant cette même période, l’indice a connu 47 trimestres de recul et la série F du FACFB a surpassé l’indice 35 fois, soit 74 % du temps.

Pour ce qui est du bêta baissier et du ratio d’encaissement des baisses, les chiffres montrent que la série F du FACFB a fait mieux que l’indice pendant les baisses du marché.

Sources : Placements Franklin Templeton et Morningstar Research Inc., au 31 décembre 2021. Remarque : Le rendement supérieur et le rendement inférieur dans l’illustration ci-dessus font référence au rendement du fonds par rapport à l’indice.

Les rendements excédentaires ne sont pas tous égaux

Comme le montre le rendement relatif ci-dessus, une surperformance pendant les baisses fait plus que compenser la sous-performance de pendant les hausses. De manière plus générale, le rendement excédentaire « point de base pour point de bas » sous forme de protection contre les baisses a beaucoup plus d’impact que le rendement excédentaire par la participation à la hausse. Nous pensons qu’il s’agit là d’une caractéristique naturelle de notre approche de l’investissement et que, même si elle est peut-être moins intéressante, elle constitue néanmoins un élément essentiel de notre réussite à long terme. La différence de duration entre ces deux phases est également notable, étant donné la brève période de 32 jours où le rendement supérieur a été si élevé. Il faut également tenir compte du fait que cette période de deux ans n’est ni le début ni la fin de l’histoire; elle illustre plutôt la réussite de la gestion active lorsqu’elle tient compte du risque, ce qui constitue une base essentielle pour la composition des rendements au fil du temps.

Une approche consciente du risque pour la protection contre les baisses de prix

Chez Franklin Bissett Investment Management, notre style d’investissement met l’accent sur les fondamentaux et les valorisations d’un cycle complet plutôt que sur les modes passagères ou les fluctuations cycliques. La visibilité de la croissance séculaire et de la rentabilité futures est un élément essentiel de notre approche. En mettant l’accent sur une répartition efficace du capital, sur la possession d’entreprises financièrement stables, ainsi que sur des considérations relatives à la construction du portefeuille, on s’assure que les risques sont reconnus, intentionnels et optimisés, et non simplement minimisés. Avec une approche qui met l’accent sur le handicap du rapport risque/rendement, une solide protection contre la baisse a contribué de manière appréciable à la composition des rendements au fil du temps.



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