CONTRIBUTEURS

John Remmert
Portfolio Manager,
Franklin Equity Group
United States
Maintenant que nous sortons de la pandémie et que nous surmontons ses effets sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, les milieux de travail et les pratiques commerciales, nous pensons que les marchés continueront probablement d’adopter l’attitude « un pas en avant, un pas en arrière » qui a caractérisé les deux dernières trimestres.
Nous nous attendons à ce que les marchés boursiers restent limités au début de 2022 par la nature persistante de la pandémie de COVID-19 et par les nouvelles vagues d’éclosions causées par le variant Delta hautement transmissible et la nouvelle souche Omicron. Toutefois, entre des taux de vaccination plus élevés et l’avancement de nouveaux médicaments antiviraux prometteurs, la pandémie va, selon nous, presque certainement s’atténuer. Mais le marché ne s’est pas encore prononcé sur le moment où cela pourrait se produire.
Dans les mois à venir, nous continuerons à suivre de près l’évolution des politiques monétaires à l’échelle mondiale, surtout celle de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui devrait être resserrée. Nous prévoyons que la Fed réduira ses achats d’actifs d’ici la fin de l’année ou au début de 2022, et que le taux d’escompte sera éventuellement relevé au milieu de l’année prochaine. Depuis juin 2020, la Fed achète 120 milliards de dollars américains d’obligations par mois afin de maintenir les échéances à long terme meilleur marché que s’il en était autrement. Les obligations à court terme ont fait l’objet d’un taux d’escompte de 0,25 % et d’un programme de rachat très généreux.
Souvent, les marchés commencent à vaciller à l’annonce d’un resserrement de la politique monétaire, ce qui peut entraîner des effets défavorables pour les actions. Toutefois, des décisions politiques bien télégraphiées devraient aider à atténuer ces effets.
Nous suivrons également de près la hausse de l’inflation. L’absence de certitude est un facteur qui complique la réaction des marchés. Il n’y a aucun consensus quant à savoir si nous en sommes au début d’une spirale inflationniste ou si nous subissons simplement une hausse temporaire résultant des problèmes de chaîne d’approvisionnement dus à la pandémie. Les contraintes d’approvisionnement, qui touchent tous les secteurs, de la main-d’œuvre aux semi-conducteurs, ont entraîné une pression sur les salaires et les prix dans toute la chaîne d’approvisionnement mondiale. Si les prix des obligations sont à peu près au même niveau qu’il y a six mois, ils risquent de souffrir si la hausse de l’inflation s’avère plus que transitoire. Idéalement, on saura bientôt si nous sommes entrés dans une spirale inflationniste ou si nous subissons simplement une hausse temporaire résultant de problèmes de chaîne d’approvisionnement dus à une pandémie.
Le bras de fer entre les valeurs de rendement et les valeurs de croissance va certainement persister, selon nous, mais nous continuons à voir des opportunités à long terme dans les valeurs de croissance. Nous estimons que notre stratégie de placement dans des sociétés de grande qualité exhibant une tendance de croissance pérenne à long terme devrait continuer à donner de bons résultats sur un cycle de marché complet. Certaines des occasions que nous recherchons, en tant qu’investisseur mondial, ne sont pas nécessairement axées sur les régions, mais plutôt sur les tendances.
À notre avis, les entreprises dans des domaines comme la conduite autonome, la cybersécurité, le commerce électronique, l’informatique en nuage et les technologies propres devraient conserver leur aura à long terme. Même si les entreprises ayant pignon sur rue semblent avoir repris le dessus, nous croyons que le commerce électronique pourra encore prospérer à l’échelle mondiale après la pandémie. Par exemple, l’Amérique latine est à la traîne par rapport aux régions plus avancées dans l’adoption du commerce électronique, une situation qui, selon nous, laisse entrevoir des occasions. De plus, même si nous faisons preuve de prudence dans nos investissements en Chine en raison des récentes mesures réglementaires répressives, il reste que, au bout du compte, elle offre beaucoup d’occasions potentielles dont il est impossible de ne pas tenir compte, surtout que la croissance devrait y être plus forte que dans bon nombre d’autres marchés en 2022, malgré certaines difficultés. Il est important d’être sélectif et agile comme investisseur dans ce pays.
À notre avis, lorsque la pandémie commencera à se stabiliser, les activités en présentiel, comme la socialisation et les voyages, reprendront comme avant la pandémie, et les marchés devraient se stabiliser également. Nous sommes convaincus qu’un portefeuille bien ciblé, quoique très diversifié, qui privilégie des entreprises bien gérées dotées d’excellents atouts concurrentiels et de bonnes perspectives de croissance, peut offrir aux investisseurs d’excellents résultats à long terme.
Quels sont les risques?
Tous les placements comportent des risques, dont une perte possible de capital. La valeur d’un placement peut fluctuer, et il se peut que les investisseurs ne récupèrent pas le montant intégral de leurs placements. Le cours des actions fluctue, parfois rapidement et spectaculairement, sous l’influence de facteurs touchant des sociétés et des industries ou secteurs en particulier, ou encore en raison de la conjoncture générale du marché. Les placements à l’étranger comportent des risques supplémentaires, comme la volatilité des taux de change, l’instabilité économique ou les événements politiques. Les risques sont encore plus importants dans le cas de placements sur les marchés émergents : ils sont liés non seulement aux mêmes facteurs, mais également aux faits d’une taille plus petite, d’une liquidité moindre et de l’absence de cadres juridique, politique, commercial et social à l’appui des marchés des valeurs mobilières. Les stratégies de gestion active pourraient subir des pertes si le jugement porté par le gestionnaire de placements sur les marchés, les taux d’intérêt ou l’attrait, les valeurs relatives, la liquidité ou le potentiel d’appréciation de placements particuliers fait pour un portefeuille se révèle erroné. Rien ne garantit que les techniques d’investissement ou que les décisions d’investissement du gestionnaire de placements produiront les résultats escomptés. La diversification n’est ni une garantie de profit ni une protection contre un risque de perte.
