Aller au contenu

Contexte de la répartition de l’actif à Franklin Templeton Investment Solutions

En cette période où nous faisons un retour sur l’année 2021, une année de forte croissance mondiale et de rendements exceptionnels des actions, il est facile de montrer la Chine du doigt comme un important retardataire. Représentant 3,6 % du marché mondial des actions (en vertu de l’indice MSCI Monde MTP) et 32,4 % de l’univers des actions des marchés émergents (en vertu de l’indice MSCI Marchés émergents)1, les sociétés chinoises ont vu leur part de la capitalisation des marchés mondiaux s’effriter alors que les marchés étrangers se sont redressés.

Au cours de la dernière année civile, le marché chinois d’actions étrangères (représenté par l’indice MSCI Chine, non couvert) a produit un rendement de -21,7 % en raison du ralentissement de la croissance intérieure, de politiques restrictives de « zéro COVID-19 » et d’un ensemble d’annonces réglementaires qui ont pesé sur les marchés boursiers chinois. De plus, entre les sommets du 16 février 2021 et les niveaux actuels, l’indice MSCI Chine a cédé environ 35 % de sa valeur (au 10 janvier 2022). Cette baisse survient dans un contexte où l’année civile 2020 avait offert de bien meilleurs rendements aux investisseurs qui détenaient des actions chinoises, puisque la Chine avait été l’un des premiers pays à émerger du plus fort de la crise initiale de la COVID-19.

Alors que le reste du monde a tenté de rattraper ce retard pendant une bonne partie de la dernière année civile, les investisseurs mondiaux sont confrontés à une question importante : le moment est-il venu pour les investisseurs mondiaux sans contraintes d’adopter une perspective plus favorable à l’égard des actions chinoises? Selon nous, la réponse courte à cette question est « non », mais comme dans la plupart des cas, la réponse n’est pas simple.

Vous trouverez ci-dessous un graphique qui résume le cadre de nos réflexions actuelles relativement au marché boursier chinois.

Nos perspectives sont toujours défavorables pour l’instant

Plusieurs des facteurs clés qui ont expliqué notre position plus pessimiste restent fermement en place :

  • Le renforcement des restrictions réglementaires montre peu de signes d’atténuation.
  • La faiblesse du secteur immobilier risque de persister.
  • L’effet de levier semble élevé dans la majeure partie du secteur privé chinois, des sociétés bancaires ou liées au logement aux entreprises d’État dans leur ensemble.
  • Les relations avec les nations de l’occident restent fragilisées et de nombreux obstacles sont à prévoir.
  • La robustesse du dollar, sur fond d’accélération du resserrement des mesures de la Réserve fédérale, a le potentiel de peser sur les rendements.
  • Les prix élevés des produits de base, les faibles valeurs de consommation qui font la une, et les pénuries d’électricité qui ont nui à la production en usine continuent de présenter un obstacle à la croisse du produit intérieur brut.

Ces perspectives s’inscrivent toutes dans le point de vue que nous avons adopté pour la région depuis le début de la pandémie de COVID-19, à savoir, notamment, que la Chine serait la première à entreprendre une reprise de son économie et la première à terminer cette reprise. Ce que nous observons aujourd’hui, ce sont les répercussions de cette tendance, dans un contexte où le reste du monde essaie de rattraper la reprise que la Chine a connue l’an dernier.

Bien que nous ayons vu certaines manchettes favorables au cours des derniers mois au sujet de la réglementation, notamment des amendes moins élevées que prévu pour les pratiques anticoncurrentielles et les voyages à l’étranger de Jack Ma, cofondateur d’Alibaba Group, ces manchettes continuent de subir le contrecoup des resserrements réglementaires. Au cours des deux derniers mois, les revenus publicitaires des sociétés de technologie ont subi des pressions, les lancements de nouveaux jeux vidéo et applications mobiles sont restés majoritairement bloqués, les placements d’Alibaba dans des entreprises tierces ont fait l’objet d’une surveillance accrue, et Didi, la société de services de voiturage de la Chine, a été contrainte de se retirer du marché boursier américain. Au moment d’écrire ces lignes, les grandes sociétés de technologie chinoises sont toujours dans l’œil du cyclone.

Les tensions géopolitiques sont un autre important facteur défavorable qu’il vaut la peine de souligner, en particulier en ce qui a trait aux États-Unis. Bien que les manchettes récentes aient présenté la possibilité que l’administration Biden diminue les tarifs qu’elle impose à la Chine à la suite de sa rencontre avec le président chinois, Xi Jinping, cette possibilité dissimule des problèmes qui doivent encore être résolus. Dans un contexte où la relation entre les États-Unis et la Chine demeure grandement tendue, cette possibilité de diminution des tarifs présente le risque de réduire la confiance des consommateurs et les investissements commerciaux partout en Chine au cours des prochains mois.

Éclaircies à l’horizon : qu’est-ce qui pourrait faire changer notre point de vue?

Néanmoins, à la lumière du rendement inférieur spectaculaire que nous avons observé en Chine depuis le sommet des marchés en février dernier, certaines éclaircies commencent à attirer notre attention. Tout d’abord, en ce début d’année électorale qui mènera au Congrès national du parti communiste chinois, nous nous attendons à ce que les politiques moins rigoureuses continuent d’être mises en œuvre. Ces politiques moins contraignantes ne s’appliqueront pas seulement à la Banque populaire de Chine, qui a déjà entrepris un cycle d’assouplissement, mais à la politique budgétaire. Dans un contexte où la prospérité commune reste une priorité de la politique du président Xi, nous nous attendons à ce que l’assouplissement de la politique budgétaire s’accélère au cours des prochains mois, ce qui risque de stimuler de façon importante les faibles activités de consommation.

Malgré les activités de consommation au ralenti, il semble que d’autres parties de l’économie chinoise démontrent plus de résilience. Les mesures de confinement que le gouvernement chinois a mises en œuvre en raison de la hausse des cas de COVID-19 n’ont pas encore complètement nui à la production industrielle et aux exportations, qui se trouvent à des niveaux robustes. En outre, l’indice China Manufacturing Purchasing Managers’ Index s’est redressé pour passer à plus de 50, un niveau qui indique généralement une accélération de la croissance du secteur de la fabrication.

De même, les ratios boursiers ne semblent pas viables. À son sommet du 17 février 2021, le ratio cours/bénéfice (C/B) sur douze mois de l’indice MSCI Chine était de 24,7 x; cette valeur a plongé pour passer à 14,4 x (au 10 janvier 2022).2 Cette baisse découle principalement des secteurs des technologies, des services de communication et des médias. Le pire des resserrements réglementaires visant ces secteurs est possiblement derrière nous, et les montants associés à bon nombre des sanctions étaient moins élevés qu’on ne le craignait. Bien que l’accent mis sur la prospérité commune imposera probablement des pressions baissières structurelles sur les valorisations, il est très improbable que les « poules aux œufs d’or économiques », qu’il s’agisse de sociétés comme Alibaba, Tencent ou Meituan, subissent des effets défavorables en raison de ces pressions.

Enjeux liés à la répartition multiactifs

Au sein de l’équipe de répartition de l’actif de Franklin Templeton Investment Solutions, nous avons un point de vue défavorable à la fois au sujet du marché boursier chinois et de l’économie chinoise par rapport à d’autres régions du monde. C’est le cas depuis peu après que les marchés boursiers chinois ont atteint un sommet en février dernier.

Cependant, dans un contexte où nous entamons une nouvelle année avec bien des mauvaises nouvelles déjà prises en compte dans les cours boursiers, le débat sur les perspectives de la Chine a gagné en momentum. Même si nous estimons qu’il est encore trop tôt pour nous aventurer de nouveau sur les marchés chinois, nous prévoyons que les perspectives deviendront plus favorables au cours des prochains mois, grâce à un assouplissement des politiques et à une tendance baissière possiblement excessive prise en compte dans les cours du marché.



NOTES JURIDIQUES IMPORTANTES

Le présent document est uniquement d’intérêt général et ne doit pas être considéré comme des conseils de placement ni comme une recommandation d’acheter, de vendre ou de conserver un titre ou d’adopter une stratégie de placement. Ce contenu ne représente pas des conseils de nature juridique ou fiscale.

Les points de vue exprimés sont ceux du gestionnaire de placements et les commentaires, opinions et analyses sont en date de la publication du présent document et peuvent changer sans préavis. Les renseignements fournis dans le présent document ne constituent pas une analyse complète de tous les faits importants au sujet d’un pays, d’une région ou d’un marché.

La préparation du présent contenu peut avoir nécessité des données de tiers qui n’ont pas fait l’objet d’une vérification ou d’une validation indépendante par Placements Franklin Templeton (« PFT »). PFT décline toute responsabilité, quelle qu’en soit la nature, à l’égard de toute perte résultant de l’utilisation de ces informations, et le lecteur est l’unique responsable de l’utilisation qu’il fait des commentaires, des opinions et des analyses que contient le document.

Les produits, les services et les informations peuvent ne pas être disponibles dans toutes les collectivités territoriales et sont offerts à l’extérieur des États-Unis par d’autres sociétés affiliées de Placements Franklin Templeton et/ou leurs distributeurs conformément aux dispositions des lois et des règlements locaux. Consultez votre conseiller professionnel pour obtenir de plus amples renseignements sur les produits et les services offerts dans votre collectivité territoriale.

CFA® et Chartered Financial Analyst® sont des marques déposées de CFA Institute.