CONTRIBUTEURS

Lien vers les articles de Michael Hasenstab, Ph. D
Chef des placements Groupe d’études macroéconomiques mondiales Templeton

Lien vers les articles d’Attila Korpos, Ph. D.
Analyste de recherche principal en macroéconomie mondiale Groupe d’études macroéconomiques mondiales Templeton

Lien vers les articles de Calvin Ho, Ph. D.
Premier vice-président et gestionnaire de portefeuille Directeur de la recherche Groupe d’études macroéconomiques mondiales Templeton

Lien vers les articles de Diego Valderrama, Ph. D.
Analyste de recherche principal en macroéconomie mondiale Groupe d’études macroéconomiques mondiales Templeton
Nous surveillons de près les effets de l’éclosion d’une nouvelle souche de coronavirus en Chine et dans d’autres régions sur les marchés financiers mondiaux. Nous avons déjà observé d’importantes conséquences sur divers actifs à risque. Cette situation nous rappelle que nous ne sommes jamais à l’abri d’un événement inattendu, et que la diversification d’un portefeuille est un élément essentiel lorsque les cours du marché portent à croire que nous évoluons dans un monde idéal.
Jusqu’ici, le taux de mortalité associé au coronavirus semble moins élevé (4 % selon l’Organisation mondiale de la santé [OMS]) que celui associé au SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2003 (11 %), mais les données sont encore embryonnaires et l’on ne sait pas encore quelle ampleur prendra la crise. Pour le moment, l’OMS ne considère pas l’éclosion comme une urgence de santé publique de portée internationale, mais elle continue de suivre la situation. Le virus semble pour l’instant moins susceptible de se propager à l’échelle mondiale comme ce fût le cas pour le SRAS en 2003.
Pour freiner la propagation, la Chine a interdit les déplacements à Wuhan, ville de 11 millions d’habitants où les premiers cas de la maladie ont été diagnostiqués. Des mesures semblables ont été mises en place dans d’autres villes. De nombreux événements publics ont été annulés. Or, l’épidémie de coronavirus a lieu durant le Nouvel An lunaire, période de l’année pendant laquelle le nombre de déplacements et de rassemblements publics et l’activité économique sont à leur apogée. Les conséquences humaines et les perturbations économiques sont exacerbées par le moment auquel l’éclosion survient, soit à la même période que le SRAS qui avait atteint un sommet au Nouvel An lunaire en 2003.
D’un point de vue macroéconomique, les secteurs de la consommation et du voyage en Chine seront sans doute les plus touchés par l’éclosion du virus, sans compter les effets potentiels sur l’économie mondiale, conséquence des perturbations sur le commerce et les chaînes d’approvisionnement. De tels événements se sont déjà produits en 2003, avec le SRAS, et en 2009, avec la grippe porcine. Le véritable danger réside dans un taux de transmission et un taux de mortalité élevés, ce qui n’est pas encore le cas du nouveau coronavirus, selon l’OMS.
La situation n’en demeure pas moins incertaine et pourrait s’aggraver à court terme. Même si les répercussions humaines et économiques d’une épidémie peuvent être graves à court terme, elles sont souvent de courte durée. Les effets secondaires sur diverses catégories d’actif surévaluées peuvent toutefois être importants.
Dans l’ensemble, nous considérons toujours que les risques sont élevés à l’échelle mondiale et nous veillons à ce que nos stratégies ne présentent aucune corrélation avec les catégories d’actif surévaluées qui semblent vulnérables aux risques extrêmes importants. Les événements survenus au début de 2020 donnent une idée des endroits qui pourraient devenir chauds, comme une intensification des tensions en Iran et au Moyen-Orient. À notre avis, les investisseurs devraient se doter d’un portefeuille non corrélé aux risques de l’ensemble du marché.
Quels sont les risques?
Tous les placements comportent des risques, dont une perte possible de capital. La valeur des placements peut fluctuer, et il arrive que les investisseurs ne récupèrent pas la pleine valeur de leurs investissements. Les placements à l’étranger comportent des risques supplémentaires, comme la volatilité des taux de change, l’instabilité économique ou les événements politiques. Les risques sont plus importants dans le cas des placements sur les marchés émergents, dont font partie les marchés frontaliers : ils sont liés non seulement aux mêmes facteurs, mais également aux faits d’une taille plus petite, d’une moindre liquidité et de l’absence de cadres juridique, politique, commercial et social à l’appui des marchés des valeurs mobilières. Dans le cas des marchés frontaliers, comme ces cadres sont généralement moins développés qu’ailleurs et que divers facteurs interviennent, comme un danger plus important de volatilité extrême des cours, d’illiquidité, d’entrave aux échanges et de contrôle des changes, les risques sont plus grands. Les cours des obligations évoluent généralement en sens opposé des taux d’intérêt. Ainsi, lorsque les cours des obligations dans un portefeuille de placements réagissent à une hausse des taux d’intérêt, la valeur du portefeuille peut diminuer.
